Le Désir : cours explicité

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Le Désir : cours explicité

Message  Cécile le Sam 1 Jan - 21:13

LE DESIR

I. ASPECTS ET DISTINCTIONS

A. DOUBLE SENS

1) SENS OBJECTIF
Le désir se fonde avant tout sur un objet, de nature matériel (objets du besoin de l’ordre du vital, comme la nourriture par exemple, ou voiture…) ou immatérielle (reconnaissance sociale, affection…).
Les objets potentiels du désir sont multiples, et n’ont de commun que le fait d’être désirés ; il est de ce fait difficile de déterminer le désir en fonction de son objet.

2) SENS SUBJECTIF
Le désir, c’est aussi ce mouvement vers un certain objet qui nous attire, le fait de désirer. On remarque, même en ce sens, l’importance de l’objectivité ; mais à quoi celle-ci est-elle rattachée ? A quelque chose – de perdu ? –dont on a été dépossédé ? – dont on n’a qu’une représentation ?
Dans tous les cas, on ne désire que ce dont on est privé, non ce que l’on possède. Le désir est donc une relation de manque, qui lie le sujet à un certain objet.

B. DEFINITION DE KANT
Kant (1724-1804), dans Anthropologie du point de vue pragmatique, donne d’abord une définition générale du désir, avant d’énumérer les différentes formes qu’il emprunte.

1) UNE DEFINITION GENERALE
« Le désir (appetitio) est la détermination spontanée de la force d’un sujet par la représentation de quelque chose à venir, comme effet possible de cette force. »
Que comprendre de cette citation ? Etudions chaque terme :
« détermination » : le désir implique de se fixer sur quelque chose
« spontanée » : 2 sens -> pas de réflexion + le désir provient du sujet et non d’une cause externe
« force » : cette force du sujet est ici d’ordre psychique, le désir est un sentiment éprouvé sensiblement et non un raisonnement
« par la représentation » : le désir se fonde sur un mode subjectif, formation d’une image de quelque chose d’absent mais de potentiellement accessible (« à venir »)
« comme effet possible de cette force » : la force du désir peut amener à la mobilisation de celle du sujet, et ainsi à l’obtention de ce qui nous manque.
Reformulations possibles : le désir amène à la constitution d’une représentation d’un objet attirant, laquelle devient objectif de la force du sujet, et ainsi réalisable grâce à cette force. Autrement dit, le désir est une force qui nous fixe sur un objet qui nous manque et que l’on se représente comme étant accessible.
En raccourci, le désir amène à la réalisation de ses objectifs par le sujet, c’est donc une force de réalisation, bien qu’il soit aussi manque.

2) PLUSIEURS FORMES DU DESIR
- « le désir sensible habituel s’appelle inclination » : cette forme du désir, de nature sensible c’est-à-dire liée à notre corporalité, constitue une tendance propre au sujet qui l’amène à une constante s’il laisse la puissance du sensible l’emporter.
- « le désir sans application de la force à la production de l’objet est le souhait » : le sujet ne mobilise pas ses moyens pour acquérir l’objet du désir, qui reste au stade de représentation.
- « le souhait peut avoir pour objet des choses que le sujet se sent personnellement incapable de se procurer, et alors il est vain (inactif) » : ce souhait est stérile, car son objet est perçu comme inaccessible -> pourquoi ce désir persiste-t-il ?
- « le vœu stérile de pouvoir anéantir le temps qui sépare le désir de la possession est impatience »
- « le désir indéterminé (appetitio vaga) par rapport à l’objet, et qui porte seulement le sujet à sortir de con état présent, sans savoir lequel prendre, peut s’appeler un souhait capricieux (que rien ne satisfait) » : force du désir présente, mais sans objet
- « l’inclination peu ou point disciplinable par la raison du sujet est passion » : détermination forte, peu contrôlable, de l’ordre du sensible, qui amène à la focalisation du sujet sur un certain objet de façon intense et exclusive. La passion est perverse dans sa relation à la raison : elle l’utilise (élaboration de stratégies raisonnées pour accomplir désir) mais empêche l’évaluation de l’objet du désir par la raison, c’est pourquoi Kant considère les passions comme de véritable maladies (pour Rousseau ou Hegel : passions = moyens vers grandeur)
On peut remarquer que Spinoza (1632-1677) distingue :
-les « passions tristes » -> difficultés, conflits avec autrui
- les « passions joyeuses » -> épanouissement du sujet

C. DISTINCTIONS

1) DESIR ≠VOLONTE
Le volonté, selon une définition de Jacqueline Russ, c’est une organisation réfléchie de moyen en vue d’une fin. Elle maîtrise rationnellement le désir qui lui sert de moteur. D’où différences
- dans l’attitude du sujet : actif dans volonté, statut plus ambigu dans désir -> le sujet est-il actif ou passif dans le désir ?
- dans le but : l’exercice de la volonté suppose un but atteignable par une mobilisation de moyens, tandis que le désir peut se fixer sur des choses impossibles.

2) DESIR ≠ BESOIN
Les objets du désir et de besoin se confondent souvent ; à noter cependant que l’objet du besoin est « indifférencié » selon Gérard Miller (Lacan, voir cours sur inconscient) ; en outre, désir et besoin sont tous deux fondés sur le manque. Quelles différences alors ?
-le besoin est lié à un manque matériel, d’essence physique, tandis que le désir est de l’ordre de l’existentiel
- autre différence qui est en fait une conséquence ; je peux combler un besoin, tandis que le désir survit souvent à sa satisfaction, laissant une forme de déception du fait de la survalorisation de l’objet du désir.
NB : le désir peut contenir un paramètre de besoin. Exemple de la voiture : elle constitue un outil dont l’homme moderne a besoin, avec certaines exigences « vitales » (budget, contenance, solidité…) mais le choix de la voiture s’effectue aussi selon d’autres critères qui ne relèvent pas d’un besoin, matériel, mais plutôt de représentations abstraites (reconnaissance sociale, importance du regard d’autrui), ce qui mue le besoin en désir.

D. D’OÚ QUESTIONS
- >De quoi manque vraiment le sujet dans le désir ?
-> Qu’est-ce-qui rend un objet désirable ? sa valeur intrinsèque, ou bien celle qui lui est accordée par des influences extérieures, ou bien celle que lui attribue le sujet lui-même ?
-> le sujet est-il actif ou passif dans le désir ?
-> La force du désir est-elle productrice de fantasmes ou de réalités ?
-> Pourquoi le désir est-il difficilement maîtrisable ?
-> Pourquoi prend-t-il parfois pour objet des choses impossibles à atteindre ?

II. POURQUOI LE DESIR PRODUIT-IL DU MANQUE ?

A. QUEL EST L’OBJET DU DESIR ET POURQUOI L’INSATISFACTION ?

1) UN OBJET QUE LA REPRESENTATION REND DESIRABLE
On a vu que le désir se fonde sur une représentation ; il y a donc intervention de l’imagination, qui enjolive l’objet du désir. Celui-ci se pare en outre d’une valeur symbolique, c’est-à-dire qu’il va représenter aux yeux du sujet un moyen de combler un manque en fait incomblable : par exemple celui de la reconnaissance d’autrui.

2) UNE RECONNAISSANCE
Les hommes sont des êtres sociaux, et fonctionnent de ce fait en intersubjectivité. C’est pourquoi la satisfaction de besoins vitaux va se doubler chez le sujet de la volonté d’une reconnaissance sociale, selon le regard d’autrui. On se souvient de la définition du besoin selon Gérard Miller dans Lacan : il exprime que le besoin s’accompagne toujours d’une demande, « qui est la formulation du besoin », et qui introduit l’ « ordre symbolique ». En effet, quand l’enfant demande quelque chose ses parents, c’est certes sur un objet précis que porte sa demande, mais sa demande est aussi celle d’affection, d’intérêt pour sa personne. C’est ainsi que « l’être parlant fait l’expérience d’un assujettissement ». Et, ajoute Miller, « à la demande, si l’on soustrait le besoin, reste le désir, ce qui du besoin n’est pas saturé » ; la demande introduit du désir, et « une autre dimension, où ce qui importe ce n’est pas ce qu’on donne, mais qui le donne. […] Alors qu’avec le seul besoin, il n’y avait que des satisfactions particulières, se dessine une satisfaction autre, universelle. »
L’enfant fait ainsi l’expérience d’une dépendance parce que le parent ne répondra pas nécessairement à sa demande, d’autant que l’amour n’est pas quantifiable ; et ce qui restera insatisfait, dans toute demande, c’est le désir, qui porte sur la reconnaissance.

3) UN OBJET A JAMAIS PERDU
Etymologiquement, désirer < desiderare : regret de l’existence d’un astre brillant. Si l’on s’en tient à la racine du mot, on pourrait dire qu’un objet à jamais perdu, qui compta pour le sujet mais que celui-ci n’est pas mesure de retrouver, amène le sujet à sublimer son désir en lui trouvant des substituts plus accessibles et plus valorisants. Mais il y a ainsi une part de fantasme dans le nouvel objet du désir, et c’est pourquoi le sujet se met en situation d’insatisfaction.

B. QU’EST-CE-QUI DONNE SA PUISSANCE AU DESIR ET REND LE SUJET PASSIF ?

1) LA PUISSANCE DES PASSIONS
Le désir est toujours constaté, parce qu’il est lié au corps. Dans le cas de la passion, désir très intense qui se focalise sur un objet, elle est d’autant plus puissante qu’elle utilise la raison. Les désirs sont donc puissants et, partant, difficiles à régler : c’est pourtant le but des sagesses grecques.

LE STOÏCISME : DANGER DE LA PUISSANCE DE REPRESENTATION
Les stoïciens, et parmi les plus célèbres Epictète (Ier-IIème siècle ap JC) ou Marc-Aurèle (IIème siècle), croient en l’existence du destin, incarné par la déesse Eimarméné (celle qui donne à chacun à sa part), qui mène tout. Le problème est que les hommes, par la force de représentation du désir, se figure un certain avenir, qui n’advient pas, puisqu’ils n’en ont pas la maîtrise réelle, et ils sont malheureux. C’est donc le désir, par sa force de représentation « trompeuse », qui crée le malheur des hommes, parce qu’il est en décalage avec le réel. Il faut donc vider le désir de son énergie pour dominer l’impact de cette déception, lui dénier une quelconque puissance de représentation, et faire comme si ce qui arrivait correspondait à nos désirs.
-> Citation de Descartes, qui s’inspire d’Epictète : « Changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde ». Il préconise la retenue ; plutôt que de s’atteler à l’impossible réforme de la réalité, et se heurter ainsi à une cruelle désillusion de nos désirs insensés, mieux vaut adapter nos désirs aux réalités.

L’EPICURISME : « DOSAGE »DU DESIR
Selon Epicure (-341 ; -270), la vie consiste à chercher son plaisir, c’est-à-dire à éviter la douleur. Il donne une définition négative du bonheur : être heureux, c’est être non-troublé, c’est l’ataraxie. Pour obtenir cette ataraxie, il faut mener une vie équilibrée, sans excès. L’épicurisme établit une hiérarchie dans les désirs :
- désirs naturels : justes, équilibrés, se rapprochent des besoins du corps ->Ø excès -> Ødésagrément
- désirs non-naturels -> troubles -> souffrance
-> liés au corps : excès dans la satisfaction des besoins vitaux, superflu -> indispensable
-> liés à l’âme : ambition, soif de pouvoir, d’argent -> troubles

2) THESE PSYCHANALYTIQUE
Pendant les premières années, l’enfant entretient des rapports anarchiques avec ce qui l’entoure, et est suspendu aux désirs non normés de ceux qui l’entourent, notamment sa mère. Avec la loi impérieuse de l’inceste, et la première « loi du réel », celle de la différence des sexes, ces rapports anarchiques s’organisent, autour de lois et de normes. Avec l’Œdipe, le désir incestueux est refoulé, mais ne meurt pas pour autant. Au contraire, il s’intensifie du fait même du refoulement, car on accorde une valeur plus grande à ce qui est interdit : il se développe un désir de transgression. On voit donc que la limite intensifie le désir, il s’alimente de la distance qui le sépare de son objet.

3) LE DESIR ECHAPPE A LA MAITRISE DU SUJET
On a donc vu la puissance du désir, du fait entre autres de la force de représentation et des limites. De ce fait, le sujet est rendu passif et perd la maîtrise de son désir. Dans la thèse classique, le désir est essentiellement lié au manque, avec un objet auquel on attribue une valeur, que l’on lui prête ou que les autres érigent comme valeurs. Le désir s’organise donc autour, c’est-à-dire ce qui conventionnellement à valeur.

III. Y-A-T-IL DES NORMES GENERALES DU DESI
R ?

A. EXEMPLES DE LA RELATIVITE DES NORMES
Les silences en musique= Ecarts de temps entre les notes, font partie intégrante de la composition. Le silence est ainsi consubstantiel à la musique ; il s’agit d’un vide de note, et non d’un manque. Manque : quelque chose qui devrait être et qui n’est pas.
Etre aveugle : On dit d’un aveugle qu’il manque de vue, établissant ainsi la vue comme norme, mais un né-aveugle ne perçoit pas son absence de vue comme un manque… Le manque est donc relatif à ce qu’on estime comme étant normal.
L’eau dans le désert : Le désert est souvent caractérisé par son manque d’eau, mais la norme est pour les nomades au peu d’eau, si bien qu’il n’y a pas de manque. Le désir n’est manque qu’au regard de normes, relatives.

B. NE CONFOND-ON PAS LE VIDE ET LE MANQUE ?
Manque : sentiment éprouvé lorsqu’on se sent privé, dépourvu de quelque chose par rapport à une norme. Un manque ne saurait donc être absolu et universel, puisqu’il n’existe pas de normes absolues et universelles.
Vide : ce qui n’est pas possédé, mais Ø mise en rapport avec une norme.

C. LE DESIR EST UNE PUISSANCE DE PRODUCTION ET D’AFFIRMATION DU SUJET

1) LE DESIR VALORISE LES OBJETS ET LES REND DESIRABLES

SPINOZA (1632-1677)
« Quand nous nous efforçons à une chose, quand nous la voulons, ou aspirons à elle, ou la désirons, ce n’est jamais parce que nous jugeons qu’elle est bonne ; mais au contraire, si nous la jugeons bonne, c’est précisément parce que nous nous y efforçons, nous la voulons, ou aspirons à elle, ou la désirons. » (L’Ethique, 3ème partie)
Différentes idées de Spinoza :
- Ø distinction désir/volonté : le désir n’échappe pas à la maîtrise du sujet
- inversement du processus classique : il n’y a pas de jugement préalable qui attribuerait une valeur à l’objet et susciterait le désir, c’est le désir qui, au choix du sujet, valorise son objet.
- « le désir est l’essence même de l’homme », dit aussi Spinoza dans son Ethique : il est son énergie, sa force de transformation. En effet, par sa force de représentation, il amène à la création d’un but pour le sujet, même utopique, et donc aux projets et aux réalisations du sujet.
=> désir est à la fois manque et complétude.

DELEUZE (1925-1995) : DESIR=>PRODUTION DE REEL
« Si le désir produit, il produit du réel. Le désir est cet ensemble de synthèses passives qui machinent les objets partiels, les flux et les corps, et qui fonctionnent comme des unités de production. Le réel en découle, il est le résultat des synthèses passives du désir […] Le désir ne manque de rien, il ne manque pas de son objet,. C’est plutôt le sujet qui manque au désir. […] Le désir et son objet ne font qu’un, c’est la machine, en tant que machine de machine. » (L’Anti-Œdipe)
Deleuze s’intéresse ici à la mesure de l’activité du sujet dans le désir et à la puissance de production du désir.
- passivité interne au sujet dans le désir, qui relève non pas de l’inconscient mais d’une activité du cerveau : le désir se fonde sur des « synthèses passives », assemblages de différents éléments unifiés sur un but. Il n’est donc pas construit de façon rationnelle, Ø raisonnement, d’où une certaine passivité du sujet par rapport à la provenance de l’idée du désir.
- la force du désir est une machinerie productrice. On remarque le CL de l’industrie, « machinent les objets, unités de production » : le désir construit une représentation, c’est pourquoi « Le désir et son objet ne font qu’un », et la force du désir peut amener le sujet à une réalisation.
-> Activité du sujet, motivée par le désir. S’il y a irréalisation des représentations, c’est à cause du sujet qui « manque au désir », par lâcheté.

2) LES NORMES/LOIS SONT AUSSI UNE PRODUCTION DU DESIR
Normes, lois = production d’un désir social, moral : un désir du sujet commande les lois et l’obéissance à ces lois.
Les normes de ce qui est bien
Vision grecque : le désir est lié à un manque par rapport à une norme déterminée du bien. Pour Epicure, norme=équilibre, pour stoïciens, norme=conformité au destin.
Kant (XVIIIe) : norme à dimension universelle dans ce qui est bien, agir par devoir.
Spinoza : Ø norme absolue et universelle. Ce que l’on vise avec le désir qui valorise les objets, c’est un plaisir personnel, aussi les objets qui procurent ce plaisir varient selon les individus -> Ø normes. En se détachant des fausses normes établies artificiellement comme universelles, avec les phénomènes de mode institués par la société de consommation, le sujet peut trouver son plaisir et son indépendance.

3) LES OBJETS DESIRES SONT LE PRODUIT DES AGENCEMENTS DES DESIRS D’UN SUJET
Agencement : combinaison active opérée entre différents éléments dans notre cerveau, ≠spontanée. L’assemblage des désirs d’un sujet fonde l’objet du désir (ex : le choix d’un vêtement).
Deleuze : agencement conscient, mais part de synthèses passives, où on cristallise désirs inavoués sur objet du désir. -> Comme Spinoza, le désir s’apparente à volonté, on constitue un élement comme objet du désir.

CONCLUSION
- désir essentiellement fondé sur manque, par rapport à obstacles, restrictions imposées par lois sociales ou juridiques, d’où création d’une forme de normes-> manque. Jamais vraiment satisfait.
- désir = force qui fait entreprendre. Hegel : « Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion » (La Raison dans l’Histoire)
- dualité du désir, à la fois « béance » et force positive de production, manque et dépassement de son manque.
-> Le Banquet, de Platon. Lors d’une réunion où hommes discutent de l’amour, Socrate rapporte la définition de Diotime, une femme. Elle raconte le mythe de la naissance de l’Amour, fils de Poros (richesses, grands moyens) et de Penia (Pauvreté). L’Amour, et par extension tout désir, est ainsi fondamentalement pauvreté, mais aussi puissance de réalisation (« Grands Moyens »). On peut d’ailleurs remarquer que Poros est le fils de Métis, la déesse de l’intelligence : le désir mobilise aussi la raison du sujet.
NB : pour Kierkegaard (1813-1855), le désir donne sens à l’existence même : « il est impossible d’exister sans passion, quand on ne prend pas ce terme d’exister au sens banal… » Les Miettes philosophiques
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